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Lire le monde dire en Église
Article mis en ligne le 30 septembre 2014
dernière modification le 3 octobre 2014

par Philippe Pellicier

« Lire le monde dire en Église »

Prendre le temps de réfléchir sur l’état des lieux de notre monde et de notre action en Église pour proposer une annonce de l’Évangile qui ne soit pas déconnectée de la réalité. Voilà le thème de ce cycle de deux soirées de rencontre et de partage proposé dans notre paroisse pendant ce mois de mai. Marie-Jeanne Fauconnier et Anne-Marie Métais, toutes deux permanentes laïques de l’Église, sont venues nous inviter à ce parcours dans le cadre de la formation permanente proposée par le diocèse de Savoie.

Un monde qui a tellement changé...

La première soirée a été consacrée à la réflexion en petit groupes sur notre rapport au monde, comment ce rapport a évolué au cours des récentes décennies et comment la vie des personnes a changé. Ce rapport a été examiné à travers divers axes. La perception du temps qui passe a particulièrement transformé notre rythme de vie. Comme on l’entend souvent, le temps c’est de l’argent, et la recherche permanente du résultat et de la performance nous précipite dans un tourbillon d’activités qui nous font perdre notre présence à l’instant présent. Cette raréfaction de notre temps disponible va de pair avec la notion de gratuité qui se perd un peu. On perd facilement patience et l’on ne prend plus le temps d’une discussion ou d’une simple salutation. Le rapport à l’argent a également évolué : si autrefois les premiers besoins qui absorbaient le pouvoir d’achat étaient les besoins vitaux, ils sont devancés par les loisirs, les déplacements, la constitution d’un chez soi qui devient le cocon où l’on se replie devant sa télévision et les moyens de communication actuels, parfois au détriment de la rencontre de sa famille, de ses amis, voisins... Notre rapport au corps a également changé, poussé par la mise en avant de l’éternelle jeunesse et de canons de la beauté et de la santé sans aspérités. La mort semble vouloir être niée. La structure de la famille semble aussi s’être transformée puisque plus de la moitié des enfants naissent aujourd’hui hors mariage, les familles sont recomposées et le modèle unique véhiculé depuis la révolution française semble évoluer vers une pluralité de modèles correspondant à des situations diverses. Par ailleurs la mondialisation a transformé notre planète en un village où le progrès technique nous affranchit des distances, où les notions de nation, de culture, et même de langue se diluent. L’argent et les profits se faufilent à travers des circuits détournés pour servir des intérêts privés ou même nuisibles. Mais aussi parfois l’argent a pu être rassemblée de tout le globe pour secourir de nobles causes comme lors de catastrophes naturelles. Et alors la générosité humaine trouve un terrain d’épanouissement étonnant. Le rapport à la nature a également évolué de façon radical. Le soucis de l’impact des activités humaines sur la santé de notre planète et donc sur la survie de nos enfants s’est imposé de façon prégnante. On ne compte plus le nombre d’associations, de labels, d’actions en faveur de la préservation de la biodiversité et du respect de l’environnement. Dans ce domaine les consciences ont grandement évolué et pas seulement dans les pays riches qui sont à l’origine de beaucoup des dérèglements écologiques, mais aussi dans les pays en train de devenir des pays riches, qui tout en revendiquant leur droit au bien être et au confort, ne négligent pas cet aspect. Enfin sur le plan spirituel l’Église Catholique a perdu l’influence qu’elle avait sur la société française et dans les pays riches en général. À cause de l’immigration la sociologie des religions a évolué au niveau de la planète. Par ailleurs du fait de la liberté individuelle devenue la grande valeur commune à l’Occident, chacun fait un choix beaucoup plus personnel d’adhérer ou non à tel courant religieux, à telle option philosophique...

Quelques pistes très concrètes pour notre communauté.

Le changement appelle une adaptation. C’est la condition de la vie et c’est toujours un peu inconfortable. Dans la Genèse, le premier livre de la Bible après chaque étape de la création l’auteur en souligne la beauté et la bonté aux yeux de Dieu. C’est dans l’esprit de cette bénédiction que nous sommes entraînés dans la deuxième rencontre à nous interroger sur la manière dont l’Église et plus particulièrement notre communauté locale annonce la bonne nouvelle. Les échanges s’enchaînent rapidement sur des points très précis et parfois très pratiques. Nous voulons seulement donner ici les pistes de travail qui sont ressorties de la discussion :
- pour faciliter l’intégration de la catéchèse à la liturgie communautaire, et en particuliers permettre aux enfants de participer aux messes de familles, ne faut il pas réaménager les horaires afin de moins entrer en concurrence avec d’autres sollicitations ? Le samedi soir pourrait être mieux adapté que le dimanche matin ;
- l’accueil des touristes et des curistes nous semble être un objectif privilégié pour notre paroisse du fait de la station de Valmorel et de la station thermale de La Léchère ; d’avril à octobre la moitié de notre assemblée dominicale est constituée par les curistes ;
- une meilleure utilisation des moyens de communication dont nous disposons déjà et une plus large participation à leur élaboration (site Internet, feuille du dimanche et journal paroissial).
Avec ces points précis nous savons, au delà des difficultés, parfois des découragements, dans quelles directions nous pouvons améliorer notre accueil et notre ouverture au monde d’aujourd’hui, dont l’Église n’est plus un pilier essentiel, mais qui néanmoins est toujours en recherche de sens et de vérité.

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